Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/45

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Mais, il apprit bientôt qu’une armée ennemie, partie du Nord, venait d’envahir son royaume, ravageant tout sur son passage. Calaman est mis à la tête de l’armée royale destinée à lui tenir tête.

Quand les deux armées furent en présence, les deux chefs eurent une entrevue, dans laquelle ils s’entendirent et conclurent un traité de paix. Mais, au moment de signer, Calaman est injurié et appelé homme déloyal et traître par le général en chef de l’armée ennemie. Or, ce général n’était autre que la princesse espagnole elle-même, celle qu’il avait délivrée du magicien Marcou-Braz. Elle accusait son libérateur de l’avoir abandonnée. Une explication assez vive eut lieu et elle reconnut qu’il y avait eu malentendu, mais non trahison.

— Je vous avais recommandé, lui dit Calaman, de marcher toujours vers l’Ouest ; l’avez-vous fait ?

— Non, nous avons marché vers le Nord.

— Pourquoi vers le Nord ?

— C’est le général qui nous commandait qui l’a voulu.

Or, ce général était devenu amoureux de la princesse, et voulait l’égarer, l’éloigner de la France et l’épouser. La princesse résista, et, ayant reconnu la trahi-