Page:Luzel - Légendes chrétiennes, volume 2, 1881.djvu/121

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que personne ne pût le retrouver. Disposez de moi comme il vous plaira ; je suis prêt à souffrir tous les tourments. »

Le comte répondit sans arrogance et avec douceur :

— « Puisque Dieu t’a pardonné, ami, moi je te pardonne aussi. »

Alors le bon comte fit apporter des habits et le traita comme un homme rentré en grâce, après avoir fait longue et dure pénitence.

Deux ou trois ans plus tard, le comte, inspiré de Dieu, désira aller visiter la montagne de Montserrat.

Et il pria Jean Guérin de l’accompagner, afin qu’il lui indiquât l’endroit où il avait caché le corps de sa fille.

Jean Guérin accompagna le comte avec plaisir et le conduisit à l’endroit où il avait enterré le corps de sa fille, après lui avoir ôté la vie.

À peine eurent-ils commencé de fouir la terre, qu’ils trouvèrent la jeune fille, pleine de vie et de santé, et rouge comme un bouton de rose.

On remarquait à son cou charmant, à l’endroit