Page:Luzel - Légendes chrétiennes, volume 2, 1881.djvu/207

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C’est cet homme qui l’a assassiné ! Il faut le livrer à la justice !

On fit prévenir les archers de la Roche-Derrien, et Caboco fut conduit en prison.

Il fut jugé et condamné à être pendu et brûlé, et ses cendres furent jetées au vent.


(Conté par Marguerite Philippe, de Pluzunet, Côtes-du-Nord.)




III


la miche du pain.



Écoutez tous, Bretons, écoutez une aventure arrivée, il y a peu de temps, à un jeune homme qui venait de se marier.

Pendant qu’il faisait les invitations à ses noces, il passa par un grand chemin au bord duquel un homme avait été exposé et pendu, en punition de ses crimes. À cette vue, il versa des larmes et dit :

— Que signifie ceci, camarade ? Nous étions amis ; nous nous aimions jadis, et je voudrais que tu fusses le premier près de moi, à mes noces.

Puis, sans songer à mal, il continua sa route.

Quand le jour des noces fut venu et que tous