Page:Luzel - Légendes chrétiennes, volume 2, 1881.djvu/235

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Puis, les contemplant couchés l’un auprès de l’autre, ils se disaient :

— Le beau couple ! laissons-les ensemble jusqu’à demain matin.

Et elles s’en allèrent.

Le lendemain matin, quand le jeune homme se réveilla, il se retrouva sur la tombe de son père, dans le cimetière. Il retourna à la maison, en songeant à ce qui lui était arrivé, persuadé que c’était un rêve, et il conta tout à sa mère.

— C’est un songe, mon fils, lui répondit sa mère.

Cependant, elle pensa à ce qui lui avait été prédit, quand elle s’était fait dire la bonne aventure.

La nuit suivante, pendant que la jeune fille était couchée dans son lit, dans la tour, à plus de cinq cents lieues du jeune homme, les deux vierges (génies) descendirent aussi dans sa chambre et l’enlevèrent et la transportèrent, à travers l’air, dans le lit de son cousin, puis s’en allèrent, en les laissant tous les deux couchés à côté l’un de l’autre.

Le lendemain matin, le jeune homme s’éveilla le premier, et il fut bien étonné de trouver une jeune fille couchée à ses côtés, dans son lit. Il la reconnut facilement pour être la même qu’il avait vue, la nuit précédente. Comme il ne descendait