Page:Luzel - Légendes chrétiennes, volume 2, 1881.djvu/247

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Puis, prenant un deux et un trois : — Quand je regarde un deux ou un trois, je songe au Père et au Fils, ou au Père, au Fils et au Saint-Esprit, c’est-à-dire à la sainte Trinité.

Le quatre me représente les quatre évangélistes, Marc, Luc, Mathieu et Jean.

Le cinq me rappelle les cinq vierges sages, qui devaient mettre de l’huile dans leurs lampes et les tenir allumées jusqu’à la venue du Messie. Dix e, avaient reçu l’ordre ; mais cinq d’entre elles laissèrent s’éteindre leurs lampes et furent appelées les cinq vierges folles.

Le six me représente les six jours de la création.

Le sept, c’est le septième jour, le dimanche, où le Créateur se reposa.

Le huit, c’est les huit béatitudes ; — heureux surtout les pauvres d’esprit !

Le neuf, les neuf lépreux purifiés par notre Sauveur. Ils étaient dix, mais un seul le remercia.

Le dix, les dix commandements de Dieu.

Maintenant, si je considère les figures, les rois me représentent les rois mages, venus du fond de l’Orient pour rendre hommage au Seigneur.

Puis prenant la reine de cœur : voici la reine de Saba, qui vint du fond de l’Asie pour admirer la sagesse du grand roi Salomon.