Page:Luzel - Légendes chrétiennes, volume 2, 1881.djvu/50

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trouvait unie à l’homme méchant et laid, et la bonne et la jolie au bon et au beau, et tout était pour le mieux.

(Conté par la femme Colcanab, de Plouaret.)



V


la fille de mauvaise réputation
qui alla au paradis.



Deux moines, l’un vieux et l’autre jeune, voyageaient ensemble. Un jour qu’ils avaient beaucoup marché, par un temps chaud, ils s’arrêtèrent, pour se reposer un peu, à l’ombre d’un grand hêtre, sur le bord de la route. Le vieux moine s’endormit. L’autre resta près de lui pour attendre qu’il s’éveillât. Comme il était là, fatigué et rêvant de choses et d’autres, mais ne dormant pas, il vit passer près de lui, sur la route, une belle procession qui se dirigeait vers une grande lande, qui était non loin de là. Il y avait dans cette procession beaucoup de prêtres, de moines et de religieuses, puis des jeunes filles habillées de blanc, et des hommes et des femmes