Page:Luzel - Légendes chrétiennes, volume 2, 1881.djvu/67

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


crier : Glorieuse Vierge Marie, et vous, saint Corentin, souvenez-vous de votre fils, ayez pitié de moi !

« Aussitôt je fus conduit dans une île par quelque chose qui me soutenait au-dessus des flots. Là, pendant cinq ans, un saint prêtre m’a visité tous les jours, et pourvu de tout ce qui est nécessaire pour vivre.

« Enfin, j’ai été retiré de cette île par un vieillard, et je lui ai promis la moitié de nos biens. Voilà comment j’ai été préservé au milieu des plus grands dangers, et Dieu en soit loué ! »

Alors la compagnie, ayant entendu cela, loua la grande charité de Jésus, fils de Dieu. Puis il y eut fréquemment des banquets, chez les amis du seigneur, pour fêter son retour.

Environ un an après, le vieillard vint réclamer du seigneur la récompense qui lui avait été promise ; il vint réclamer la récompense qui lui avait été promise par le seigneur, quand il le retira du milieu de la mer.

Il parla de la sorte au gentilhomme :

— « Vous rappelez-vous votre promesse ? Vous rappelez-vous la promesse que vous m’avez faite ?