Page:Mélesville, Beauvoir - Le chevalier de Saint-Georges, Comédie mêlée de chant, en trois actes, 1840.djvu/26

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Le Chevalier de Saint-Georges.

LE BARON LE tULVALlÊR DE SAINT-GLORGES. SAIWP-GEOROES , à paru Je respire !.. LE BARON, s’animant. Dn pareil éclat !.. M. DE BOVLOGNE , troublé. Quand nous avons votre parole... rompre ainsi un mariage convenu !.. M"" DE PRESLE , avec trouble et regardant Saint-Georges. Oui, sans doute... ma parole !., mais j’ignorais alors... J’ai réfléchi... j’ai vu que monsieur votre fils... sacoiuluite... son caractère... cnlin, je suis maîtresse de mes volontés... et je vous le répète , je ne signerai pas. (Silence.) LE BARON , à part , et suivant ses regards. C’est encore lui ! leurs regards... et rot air "de triomphe... (D’un ton concentre.) A Dieu ne plaise, madame, que nous cherchions à vous contraindre en rien... Mais avant de vous quitter, il me sera permis de faire connaître le noble rival auquel vous me sacrifiez ! (H montre Saint-Georges.) SAINT-GEORGES, par un mouvement involontaire, saisissant le louet qui est sur le clavecin. Monsieur !.. LE BARON , avec ironie. Oh ! je sais que vous maniez très bien le fouet ! quand on a été élevé avec cela ! M"* DE PRESLE , inquiète. Ah ! Baron... SAINT-GEORGES, laissant échapper le fouet. Dieu !.. TOVS. Comment ? LE BARON, élevant le ton. Oui, mesdames... Que diricz-vous d’un misérable esclave, échappé de nos colonies, à la suite d’une correction méritée ; et (|ui , sous un nom d’emprunt, sous un litre usurpé, a osé s’introduire dans nos salons, à la cotir... tromper la noblesse, les princes, la France entière ! .. Eh bien ! ce misérable... (Montrant Saint-Georges. ) Le voilà !.. SAINT-GEORGES, avec un mouvement terrible, çl contenu par ses amis qui l’entourent. Inlame !.. M. DE BOULOGNE. Mon fils !.. M°" DE PRESLE, tremblante. Chez moi , messieurs ! Au nom du ciel !.. SAiNT-GEORfîES, au Baron, d’une voix étouffée. Vous me rendrez raison !.. LE BARON , élevant la voix encore pins. A un nègre ?., à un esclave ?., li donc !.. Je n’ai pas de préjugés... Je me bats avec tout le monde... et si vous étiez lui homme libre , je ne (ils pas. (Appuyant.) Mais le mulâtre Camille ! le .’ils dcNoémi !.. M. DE BOULOGNE, frappé. Le flis de Noémi, !.. G mon Dieu !.. lui !.. (Il tombe accablé dans uu fauteuil.) t^f ;» faisant le gcste-dc le souffleter de son ganU Allons donc !.. Voilà tout ce que vous méritez ! .. SAINT-GEORGES, s’élançant. Malhciu’cux !.. Ah ! ma vengeance !.. (On se met entre eux.) M"" DE PRESLE, avec un cri. Par pitié !.. LE BARON, fièrement, et regardant Saint-Georges. Osez me démentir !.. SAINT-GEOnGE,s, d"iin voix altérée. Non , je l’avoue... j’en fais gloire, car je ne dois rien qu’à moi , qu’à moi seul... entendez-vous, Baron !.. Mais ce Camille, ce fils de Noémi, que vous voiUez Hélrir, foider aux pieds... cet honmic est libre , monsieur !.. (Montrant le papier que M °" de Presie lui a remis.) En voici l’acte que je dois à la main la plus généreuse.... (Avec force.) Et à un homme libre, vous ne refuserez pas raison de vos outrages , vous l’avez dit ! (A mi-voix, ctlui serrant la main.) Je VOUS défie à mort ! LE BARON. J’accepte. SAINT-GEORGES. DemaÏR. LE BARON. Au point du jour ! M. DE BOULOGNE et M""* UE PRESLE, Arrêtez !.. ENSEMBLE. Ain : Fils ingrat, (ils relellr. (hk ntct.) SAIiNT-GEOr.GLS , LE BARON. Pardonner cet outrage ! Son mépris, son langage ? Non jamais , et ma rage Va bientôt le frapper ! Non, non, ))lusdc clémence. Et celui qui m’offense, A ma juste vciigeance Ne saurait échapper. M. DE BOULOGNE et M™* DE PREaE. Rétraciez cet outrage. Écoutez mon langage, Et calmez une rage Qui viendrait mefrapperl Ah ! je perds Fcspéraucet Lne pareille offense, A sa juste vengeance, Ne saurait éciiapper. CHOC in. Ah ! calmez culte rage. Écoulez mon langage, Oubliez un oulrajje Qui ne peut vous fraiiper ! Ah ! je perds le-ipérance, fcne pareille offeiiic, A sa juste vengeance Ne saurait échapper. (A la fin de reiiscnililc , .Mmn <li' l'u >!■■ tumlir rianniiiK jiif ijp faifc Iruil à droite ; tom !.■ nifimlr s.i ;prr>» ; ^mi .ur d. I|i-. M. •Itit’ !!li.

iij seul, à dioilfi regarde »tec elTroi, «ou liis ci k cbrrajirr, <{c ;

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