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MÉMOIRE

Sur l’écoulement linéaire de diverses substances liquides par des tubes capillaires de verre.

Par M. GIRARD

Lu à l’Académie le 12 janvier 1817.





L’action que la surface de la paroi intérieure des tubes capillaires de cuivre exerce sur l’eau qui s’y meut d’un mouvement linéaire, fait adhérer à cette surface une couche fluide plus ou moins épaisse, suivant que la densité de ce fluide augmente ou diminue, c’est-à-dire suivant que sa température s’abaisse ou s’élève. Et c’est par l’effet de cette action que s’expliquent naturellement tous les phénomènes de l’écoulement linéaire de l’eau élevée à différentes températures, comme je l’ai montré dans le Mémoire que j’ai eu l’honneur de lire à l’Académie au mois de mai dernier.

Je me propose aujourd’hui de confirmer cette explication par le compte que je vais rendre d’une nouvelle suite d’expériences faites sur le mouvement linéaire de différens fluides dans des tubes capillaires de verre.

Les liquides que j’ai soumis à l’épreuve se divisent en deux classes. La première comprend ceux qui jouissent de la propriété de mouiller le verre, ou d’adhérer à sa surface ; la