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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 10.djvu/858

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EXPÉRIENCES
touchant
L'ACTION DE LA MOELLE ÉPINIÈRE
SUR LA CIRCULATION.
Lues à l’Académie royale des Sciences, le 20 juillet 1829.
Par M. FLOURENS.

1. Chacun connaît l’opinion de Le Gallois[1], opinion devenue si rapidement célèbre, et qui consiste à placer dans la moelle épinière le siége du principe des mouvements du cœur.

2. J'ai déja fait voir, en 1823, par des expériences que j'eus l’honneur de soumettre alors au jugement de l’Académie, 1o que la circulation qui, chez les animaux adultes, est abolie, sur-le-champ, par la destruction de la moelle épinière, survit, au contraire, un certain temps, à cette destruction, chez les animaux qui viennent à peine de naître[2] ; 2o que, chez les animaux adultes même (et M. Wilson Philipp

  1. Voir Expériences sur le principe de la vie, etc.
  2. Voyez mes Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonetions du système nerveux, Paris, 1824.