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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 17.djvu/967

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MÉMOIRE
SUR L’EXISTENCE
D’UNE CONDITION PHYSIQUE
qui assigne
À L’ATMOSPHÈRE TERRESTRE
une limite supérieure d’élévation qu’elle ne peut dépasser.
Par M. BIOT.
Lu à l’Académie des sciences, le 28 janvier 1839.
PREMIÈRE PARTIE.

À une époque où les sciences d’observation réunissent si activement leurs efforts, pour déterminer tous les éléments de la physique du globe, il peut paraître surprenant que l’on n’ait encore aucune notion précise sur la hauteur de l’atmosphère terrestre, et qu’il n’existe même pas jusqu’ici de méthode directe, soit théorique, soit expérimentale, par laquelle on puisse espérer de l’évaluer. Mais, si l’on considère le petit nombre de données immédiatement observables que