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partie mathématique.

à notre pensée ! La France brille aujourd’hui de l’éclat immortel des beaux-arts ; elle éclaire tout le domaine des plus hautes sciences, et, chaque année, elle en recule les limites. Elle cultive, comme également précieuses et nécessaires au bonheur des peuples, toutes les études littéraires ; celles qui recueillent les leçons de l’histoire et posent ainsi les fondemens de l’expérience du genre humain, ou celles qui fixent le langage, éternisent et consacrent le souvenir des grandes vertus, peignent les passions, les mœurs et la nature entière, ou reproduisent ces modèles sublimes d’une antique éloquence qui inspira tant de résolutions généreuses. Il appartient à notre patrie de posséder et de transmettre aux âges futurs ce vaste ensemble des connaissances humaines. Heureux et mémorable concours dont cette séance même est le continuel témoignage ! source pure d’une gloire durable que nulle autre ne peut égaler ! Puisse la France conserver à jamais le rang élevé qu’elle occupe aujourd’hui ! qu’elle jouisse des bienfaits des arts et les répande sur toutes les nations !


Après cet exposé sommaire des progrès les plus récens des sciences mathématiques, il nous reste à faire connaître d’une manière plus spéciale l’objet de chaque recherche.


GÉOMÉTRIE.


L’auteur de la Mécanique céleste a commencé à publier le tome V et dernier de ce grand ouvrage. Cette partie comprend les notices historiques des travaux des géomètres sur le système du monde, et de nouvelles recherches sur divers points de ces théories. Rien n’est plus digne de l’attention que l’énumération précise des découvertes qui se sont succédé depuis la fin du xviie siècle jusqu’aujourd’hui, et qui ont servi à’résoudre des questions aussi difficiles et aussi com-