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histoire de l’académie,

distances immenses, et ceux qui ne s’accompliront que dans l’avenir, ou qui nous ont précédés de plusieurs siècles ; elle détermine les lois générales et simples qui règlent tous les mouvemens de la chaleur ou les oscillations harmoniques des corps sonores, et nous fait découvrir entre les phénomènes des analogies secrètes qui semblaient devoir échapper à toutes nos expériences. Cette science est, en quelque sorte, destinée à suppléer à nos instrumens et à nos sens ; elle ramène l’étude de la nature à un nombre limité d’observations primordiales, qui ont pour objet de mesurer les dimensions ou les qualités spécifiques des corps. »


MÉCANIQUE.


M. Girard a traité des questions fort importantes concernant la résistance de la fonte de fer, et l’emploi de cette matière dans les travaux de conduite ou les chaudières des machines à vapeur.

On a eu occasion, dans le courant de l’année dernière, , de réparer la machine hydraulique du pont Notre-Dame, et l’on a substitué à l’arbre en bois de la grande roue un arbre en fonte de fer. Une plus grande légèreté, avec plus de résistance sans aucune chance probable de dépérissement, est un avantage incontestable de cette substitution. La fonte de fer peut recevoir, au gré de l’industrie qui la met en œuvre, la même forme que la nature donne aux corps pour les rendre capables d’une résistance déterminée avec la moindre quantité possible de matière résistante. Ainsi l’on peut, sans la moindre difficulté d’exécution, donner aux diverses pièces mobile d’une machine en fonte la figure de tuyaux creux, telle que la nature l’a donnée aux os des animaux et aux tiges de certaines plantes. M. Girard a déduit des formules connues de la résistance des solides le rapport qui doit exister entre le