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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 7.djvu/714

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du siècle dernier. On doit l’attribuer principalement aux circonstances suivantes : d’importantes découvertes ont été faites en géologie ; la disposition relative des matériaux composant les plus anciens terrains de l’écorce du globe, a été trouvée différente de celle qu’on avait admise ; on a constaté que les agents volcaniques résident sous les terrains primordiaux ; la véritable nature des laves et leur identité, dans toutes les parties de la terre, ont été reconnues ; l’analogie d’une infinité de couches de tous les âges avec les laves a été démontrée ; la facilité avec laquelle toutes ces matières originairement fluides et incandescentes, ont cristallisé par simple refroidissement, a été prouvée et comprise ; le système des cristallisations aqueuses a été fortement ébranlé. D’un autre côté, on a, par des expériences satisfaisantes, constaté des faits exacts et nombreux, relativement au mouvement de la chaleur rayonnante et à celui de la chaleur qui se propage dans les corps de molécule à molécule ; ces faits ont été liés par des théories mathématiques douées de la plus grande généralité ; des observations ingénieuses ont mis hors de doute le rayonnement continuel de la chaleur superficielle de la terre vers les espaces célestes ; on a vérifié avec soin les notions recueillies depuis long-temps relativement aux petites profondeurs où se trouvent dans le sol de chaque contrée et les limites des variations horaires, diurnes, mensuelles et annuelles de la température superficielle, et le niveau auquel commence une température fixe ; enfin on a entrepris de nouvelles expériences sur la température des lieux profonds qui nous sont accessibles, et sur celle des eaux qui en proviennent ; on a comparé les résultats soit entre eux, soit avec les moyennes températures de la surface, et on s’est cru autorisé