Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/121

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
106
Mémoire

les en croyons, 1°. l’eau et l’alcool le dissolvent complettement ; 2°. la potasse le dissout pour la plus grande partie, mais dans l’espace de huit jours, au bout desquels on peut l’en dégager par les acides avec toutes ses propriétés primitives. Si je ne me suis pas trompé, l’eau ne le dissout pas complettement ; l’alcool est loin d’en opérer la dissolution complette ; la potasse caustique en absorbe bien une partie, mais ce n’est point la partie éthérée ; c’est probablement l’acide carbonique, l’acide acétique et l’acide nitreux en partie, puisqu’en traitant l’alcali par un acide, il ne s’en dégage qu’un gaz qui éteint les corps en combustion.

Le sixième paragraphe a pour objet la décomposition du gaz par les acides concentrés. Lorsqu’on fait passer du gaz éthéré sur du mercure avec de l’acide sulfurique concentré, disent les auteurs du Mémoire, on voit une petite effervescence se manifester à la surface de l’acide, le gaz est réduit aux trois quarts de son volume, cesse d’être éthéré et inflammable et n’est plus que du gaz nitreux ; d’où ils concluent que le gaz éthéré est formé de trois parties de gaz nitreux et d’une partie éthérée. J’ai répété cette expérience : les résultats en sont exacts, sinon pourtant que le gaz restant est un