Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/135

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Mémoire

rempli d’eau, à 20 ou 25°, de manière que le tube pénètre dans l’eau à la profondeur de 7 à 8 centimètres ; ensuite on introduit dans la seconde tubulure un tube droit de sûreté, et dans la troisième on en introduit un recourbé qui va s’engager sous des flacons pleins d’eau, au même degré que la précédente. Lorsque l’appareil est ainsi disposé, on chauffe peu à peu la cornue ; et 20 à 25 minutes après que le feu est appliqué, on voit des bulles s’élever de la partie inférieure du liquide, et sur-tout de la surface des grains de sable. Ces bulles ne tardent point à se multiplier, et bientôt alors on obtient du gaz éthéré. Il passe en même tems de l’acide, de l’alcool et de l’eau, mais qui restent dans le premier flacon. De 500 grammes d’acide concentré, et d’un volume d’alcool égal à celui de ces 500 grammes d’acide, on peut retirer jusqu’à 20 et quelques litres de gaz éthéré parfaitement pur, et même jusqu’à 30 : mais on en retirera davantage si, lorsque lé dégagement du gaz commence à se ralentir, on mêle de nouvel alcool avec le résidu, c’est-à-dire, avec la liqueur très-fortement acide qui reste dans la cornue, et dont le volume équivaut alors au moins aux deux cinquièmes du mélange d’où elle provient. Je crois même