Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/137

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Mémoire

plonger dans une éprouvette longue, étroite, bien sèche et entourée de glace qu’on renouvelle à mesure qu’elle fond.

C’est dans cette éprouvette que le gaz éthéré seul arrive et se liquéfie entièrement ; car une fois que les vaisseaux ne contiennent plus d’air, on peut, sans le moindre danger, en supprimer la communication avec l’atmosphère.

Ainsi liquéfié, cet éther est d’une limpidité remarquable : il est comme à l’état de gaz, sans couleur, sans action sur la teinture de tournesol et sur le sirop de violette : comme à l’état de gaz encore, il a une odeur très-prononcée et une saveur très-distincte qui a quelque chose d’analogue à celle du sucre, et qui est sur-tout remarquable dans l’eau qui en est saturée. Versé sur, la main, il entre subitement en ébullition, et y produit un froid considérable. À + 50° de température (th. cent.) il pèse 874, l’eau pesant 1000. Ainsi, quoiqu’il soit bien plus volatil que l’éther sulfurique, et à plus forte raison que l’alcool, non-seulement il est plus lourd que le premier de ces deux corps, mais même un peu plus que le second. Enfin il ne se congèle point à une température de — 29° (th. cent.).

Jusqu’à présent nous ne voyons dans cet