Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/160

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sur les éthers.

faire l’examen du gaz éthéré. Il avoit absolument la même odeur que le gaz éthéré muriatique proprement dit. Il étoit comme lui légèrement soluble dans l’eau ; comme lui aussi, il brûloit avec une flamme verdâtre, et déposoit une grande quantité d’acide muriatique, quoiqu’avant la combustion, rien ne pût indiquer en lui la présence de cet acide. La seule propriété par laquelle il en différoit, c’est qu’au lieu de ne se liquéfier qu’à + 11° du thermomètre centigrade, il se liquéfioit à environ + 15 à 16, mais cette différence est si légère qu’on ne peut s’empêcher de reconnoître dans l’un et dans l’autre le même éther et le même mode de formation.

Il est donc prouvé maintenant que dans l’éthérification de l’alcool par les muriates métalliques, il n’y a que l’excès d’acide de ceux-ci qui agit, et que par conséquent aussi, celui qu’on a obtenu jusqu’à présent, par ce moyen, n’est autre chose qu’une combinaison de beaucoup d’alcool et de peu d’éther. Celui dont Schéele a parlé, me semble sur-tout devoir être dans ce cas ; car après avoir distillé le mélange d’alcool et du muriate métallique, il mettoit, à plusieurs reprises, de l’alcool sur le résidu de l’opération, et procédoit à une nouvelle distillation ; tandis que pour obtenir une liqueur