Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/164

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
149
sur les éthers.

ne peut plus admettre aujourd’hui. Il étoit donc nécessaire de reprendre ce travail, et c’est ce que j’ai fait avec tous les soins qu’il exigeoit.

Je me suis gardé de faire usage d’un mélange soit d’alcool, d’acide muriatique et d’oxide noir de manganèse, soit d’alcool, de sel marin, d’oxide noir de manganèse et d’acide sulfurique ; parce que, comme il est facile de le prévoir, dans le premier cas, il auroit pu se former de véritable éther muriatique ; et que, dans le second, il auroit pu se former de ce même éther et de l’éther sulfurique. J’ai fait passer, comme M. Berthollet l’avoit déja fait, le gaz muriatique oxigéné à travers l’eau pour le laver, et ensuite à travers une quantité d’alcool donnée. La quantité d’alcool sur laquelle j’opérai, étoit de 500 grammes, et a absorbé l’acide muriatique oxigéné provenant de 1750 grammes de sel, 450 d’oxide noir de manganèse, et de 800 grammes d’acide sulfurique concentré, étendu de 800 grammes d’eau.

Pendant toute l’expérience, il s’est formé un peu de gaz acide carbonique ; mais quoique le dégagement du gaz acide muriatique oxigéné fut très-rapide, cet acide a disparu presqu’entièrement dans l’alcool, et d’abord l’a fortement échauffé et légèrement coloré en jaune-verdâtre