Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/40

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
25
sur la bile.

assez l’analyse pour l’appliquer à toutes les matières organiques indistinctement, ou au moins la rendroit-on plus générale et plus sûre dans sa marche, et par conséquent plus exacte dans ses résultats. C’est dans cette vue que j’ai entrepris sur la bile, le travail dont je vais présenter la première partie à l’Institut.

La bile est une liqueur commune à un grand nombre d’animaux ; toujours elle est secrétée d’un sang auquel on attribue des propriétés particulières, par une glande d’un volume considérable : tantôt elle se rend directement dans le duodenum ; le plus souvent avant d’y arriver, elle reflue en grande partie dans une vésicule elle séjourne plus ou moins longtems, et où elle éprouve quelquefois des altérations remarquables. Sa fonction principale paroît être de favoriser la digestion de concert avec le suc pancréatique. Contribue-t-elle par ses principes à la formation du chyle ? c’est ce que nous ne savons point encore : ce qu’il y a de certain, c’est que la matière fécale en contient presque constamment et par fois une assez grande quantité pour avoir une saveur d’une amertume insupportable. Quoi qu’il en soit, le rôle qu’elle joue dans l’économie animale a fixé depuis longtems l’attention des physiologistes