Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/58

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sur la bile.

cette matière par la suite. Quant aux sulfate, muriate et phosphate de soude, au phosphate de chaux et à l’oxide de fer, ils sont en si petite quantité dans la bile, qu’ils sont presqu’étrangers à sa composition. Néanmoins la bile est un des liquides animaux les plus compliqués, et un de ceux dont toutes les propriétés sont maintenant le mieux connues ; sa saveur, tout-à-la-fois âcre, amère et sucrée, sa viscosité plus ou moins grande, son action sur la teinture de tournesol et le syrop de violette, sa putréfaction toujours plus ou moins lente, ne nous offrent plus rien qui ne s’accorde avec les principes que nous lui connoissons. Il en est de même de son inaltérabilité par l’alcool et par tous les sels terreux et alcalins. Son indécomposition par les acides, la noix de galle et l’ébullition, ou du moins le foible dépôt que ces agens y forment, s’explique d’une manière aussi facile. Enfin la cause pour laquelle l’acétate sursaturé de plomb est presque la seule dissolution métallique qui décompose complettement la bile, et qui donne un précipité en partie soluble dans l’acide sulfurique et presqu’entièrement dans les acides nitrique et muriatique, n’est pas moins évidente, et nous prouve que c’est sur-tout à la présence du picromel qu’elle doit