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Mémoire

avoir opéré celle de la résine. Pour prévenir cet inconvénient, il faut absolument ne verser l’acétate que peu à peu dans la liqueur (B), et essayer de tems en tems les dépôts : tant qu’ils ne se dissoudront pas entièrement dans l’acide nitrique, c’est une preuve que toute la résine ne sera pas séparée ; mais quand le contraire aura lieu, on sera certain qu’elle le sera toute entière, et que déja même on commencera à précipiter du picromel. Dans tous ces essais, les dépôts doivent être bien lavés, puisque sans cela, étant imprégnés de picromel, lorsqu’on les traiteroit par l’acide nitrique, la résine pourroit se dissoudre au moins en partie, et qu’elle s’y dissoudroit en totalité, si on ne les séparoit pas des liquides dans lesquels on les a formés.

Tout cela étant fait, il ne s’agit plus que de faire passer de l’hydrogène sulfuré à travers la liqueur pour décomposer l’acétate acide de plomb qui s’y trouve, de la filtrer et de la faire évaporer pour obtenir le picromel pur.

Quant à la soude, on la retire comme celle de la bile de bœuf, par la calcination ; mais quoique la bile de bœuf n’en contienne que très-peu, elle en contient pourtant beaucoup plus encore que celle des oiseaux.

Il entroit aussi dans mon plan de recher-