Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/69

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Mémoire

et chimiques qui lui sont propres. J’aurois bien voulu pouvoir faire mes expériences sur de la bile provenant d’individus vivans (il est, comme on le sait, des personnes qui en rendent de tems en tems sans le secours d’aucun vomitif, des quantités considérables) ; et pourtant quelque chose que j’aie faite, il m’a été impossible d’en rencontrer. Je n’ai donc analysé que de la bile de cadavre ; mais comme, d’une part, ces cadavres étaient frais, et que de l’autre, j’ai toujours obtenu, d’analyses très-multipliées, des résultats identiques, je pense avoir une connoissance tout aussi exacte de la bile humaine, que de la bile de bœuf même, qui est celle que j’ai le plus étudiée.

La bile humaine varie en couleur ; tantôt elle est verte, presque toujours brune-jaunâtre, quelquefois presque sans couleur. La saveur n’en est pas très-amère. Il est rare que, dans la vésicule, elle soit d’une limpidité parfaite ; elle contient souvent, comme celle de bœuf, une certaine quantité de matière jaune en suspension ; par fois, cette matière est en assez grande quantité pour rendre la bile comme grumeleuse. Filtrée et soumise à l’ébullition, elle se trouble fortement et répand l’odeur de blanc d’œuf. Si on l’évapore jusqu’à siccité, il