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Mémoire

de ces trois substances, suivre la marche analytique que je vais décrire.

A. La matière jaune étant insoluble par elle-même, et nageant dans la bile qu’elle trouble, je l’en séparai en étendant la bile d’eau et la décantant, lorsqu’elle fut éclaircie. Il est probable qu’il n’existe seulement que des atomes de matière jaune dans la bile elle-même, puisque le précipité qu’y forment les acides n’est que résineux et albumineux.

B. La bile ayant été séparée de la matière jaune, je la fis évaporer jusqu’à siccité ; je traitai le résidu par l’eau, et j’obtins, sur le filtre, l’albumine coagulée et colorée par une petite quantité de résine qu’on peut en partie dissoudre au moyen d’alcool.

C. Je versai dans la liqueur précédente filtrée, de l’acétate de plomb du commerce, je précipitai ainsi toute la résine, et je l’obtins en traitant à froid le précipité par l’acide nitrique foible : pour l’avoir pure, je la dissolvis dans l’alcool, et j’évaporai la dissolution alcoolique.

De toutes ces expériences, il résulte que 1100 parties de bile humaine sont composées d’environ :