Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/79

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
64
Mémoire

été confié par M. Geoffroy, médecin, et je devois l’autre à M. Canuette, qui l’avoit extrait lui-même d’une femme de 40 ans, de l’extrémité du rectum, qu’il osbtruoit complettement.

Concluons donc, avec Fourcroy, qu’il existe des calculs de la vésicule humaine entièrement adipocireux, et que dans presque tous il se trouve une certaine quantité d’adipocire ; mais observons en même tems que presque tous aussi contiennent une certaine quantité d’une matière qui les colore et qui est tantôt jaune, tantôt brune-noirâtre, que quelques-uns même en sont presqu’entièrement formés.

Maintenant, disons un mot de cette matière, et recherchons ensuite comment on peut concevoir la formation de ces calculs ainsi que de ceux du bœuf.

Lorsque cette matière est jaune, elle ne paroit différer en rien de celle qui forme les calculs du bœuf ; lorsqu’elle est brune-noirâtre, elle n’est encore autre que celle-ci, mais altérée et dans laquelle le carbone est prédominant : du moins est-ce ce qu’il y a de plus probable, puisque les calculs de bœuf nous offrent une altération de ce genre ; car ils brunissent avec le tems, et donnent alors, par la calcination,