comme son successeur, et, en 1839, un bill fut passé par le parlement impérial, réunissant les provinces du Haut et du Bas-Canada, avec un conseil législatif et une chambre d’assemblée, d’après la recommandation de lord Durham. Beaucoup d’opposition fut manifestée contre cette mesure par le Bas-Canada, mais l’Union fut acceptée ou plutôt imposée par le parti alors dominant.
Il est difficile, au temps où nous sommes, d’approuver ou de désapprouver la politique de l’Union. Les uns pensent que la marche qui fut alors suivie était la plus prudente. D’autres, qui jugent des choses par les difficultés qui ont continué d’exister entre les deux sections de la province, désapprouvent énergiquement cette mesure. Nous sommes obligé de conclure qu’elle n’a pas produit les résultats avantageux que ses promoteurs anticipaient.
L’Union accomplie, les représentants des deux sections s’assemblèrent pour remplir leurs fonctions législatives dans les mêmes chambres du parlement. Le Haut-Canada avait aussi été mal gouverné sous la tutelle de Sir F. Bond Head, et une prudence plus qu’ordinaire fut requise pour reconcilier les éléments incongrus dont la chambre d’assemblée se trouva composée. La constitution du conseil législatif resta telle qu’elle était ; mais il sembla que l’on manifestait la disposition d’octroyer cette partie des quatre-vingt-douze résolutions qui réclamait le privilège de rendre le conseil exécutif responsable aux représentants élus du peuple, conformément aux principes et à la pratique de la constitution anglaise, telle qu’en force dans le Royaume-Uni. Cette concession tant désirée fut enfin accordée, et les premiers fruits de la position énergique et déterminée prise par les libéraux du Canada, en 1834, furent ainsi recueillis. Depuis cette époque, jusqu’à ce jour, aucun évènement considérable n’a eu lieu qui doive être mentionné spécialement dans cet opuscule.
Ayant ainsi passé rapidement en revue les évènements politiques qui ont eu lieu en Canada, antérieurement aux évènements de 1837 et 1838, et immédiatement après, ayant jeté un coup d’œil en passant sur les effets qu’eurent ces