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Page:Macaulay - Passé, présent et avenir du Canada, 1859.djvu/29

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croient fermement qu’aucune difficulté ne pourra empêcher la préparation et l’exécution de cette mesure. Nous prétendons qu’un plan devrait être adopté pour ajouter une force additionnelle à chacune des provinces du Canada, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l’Île du Prince Édouard, de Terreneuve et du Cap Breton. On ne peut nier que ce résultat serait mieux obtenu par la consolidation de ces pouvoirs en un seul. La principale difficulté qui se présenterait serait d’obtenir la sanction du peuple de chacune de ces provinces pour aucune forme particulière de gouvernement qui pourrait être suggérée ou établie par le parlement impérial, s’aidant de l’avis de délégués représentant ces diverses provinces. L’opinion de ces délégués, ou d’une majorité d’entr’eux, serait certainement en faveur de leur confédération, sous le contrôle du bureau colonial ; mais franchement, nous devons croire qu’un tel projet, soumis comme il devrait nécessairement l’être, au vote populaire, ne serait pas unanimement sanctionné. Dans notre appréhension, la seule forme de gouvernement qui pourrait possiblement convenir, dans le cas d’une confédération, serait la forme républicaine, basée sur le système qui régit les États-Unis. La division de la confédération en États, avec des législatures locales, chacune d’elles ayant le pouvoir souverain de législater sur les besoins de chaque particulier, semble être le meilleur plan possible. Le président de la confédération devrait aussi être choisi parmi les colons, et élu par eux-mêmes.

Actuellement, dans ces colonies, il n’existe pas de ces principes larges de liberté sur lesquels la liberté coloniale pourrait être établie en harmonie avec le pouvoir central. Les États-Unis ont résolu ce problème. Les émigrants font reculer la forêt, établissent leurs institutions municipales, forment un territoire, reçoivent des juges de l’exécutif central, et finalement, quand leur nombre est arrivé au chiffre requis, ils demandent à être admis dans l’union comme État constituant ; ils n’ont qu’à se soumettre à quelques principes larges et nécessaires, notoires et universels. Dans ce système c’est la justice, la publicité et des prin-