Si le traducteur de l’essai de M. Macaulay a cru devoir mettre son nom au bas de cette publication, que l’on veuille bien croire que ce n’est pas par un sentiment de mesquine vanité.
Il n’a aucune raison d’être orgueilleux de cette traduction et ne peut s’attendre à des félicitations qu’il ne mérite pas.
Certes, elle n’est qu’un pâle reflet et une reproduction bien imparfaite de l’original, dont les brillantes qualités et le mérite extrinsèque sont loin d’avoir été photographiés sous la plume du traducteur.
Moins de précipitation aurait été plus digne de l’œuvre.
Dans tous les cas, il doit ajouter ceci :
Sans partager toutes les opinions de son ami, l’humble traducteur a tellement été frappé des sentiments élevés de libéralisme que l’auteur livrait à la froide attention de ses compatriotes d’origine anglaise, qu’il a cru faire un acte méritoire en donnant au lecteur canadien-français l’occasion de nourrir son esprit des saines leçons de concorde sociale, de tolérance et de morale politiques contenues dans cette brochure.