Page:Maconnerie Dissequee.djvu/2

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Les termes (actuels) de la Maçonnerie libre et acceptée n’ont jamais été entendus jusqu’à ces dernières années.


Jusqu’en 1691 on n’avait pas entendu parler de Loge constituée ni de Communication trimestrielle, quand des lords et des ducs, des juristes et des commerçants, et d’autres marchands de classe inférieure, sans oublier des portiers, furent admis à ce Mystère ou non-Mystère ; les uns étant admis à un coût élevé, les autres à un coût modéré, et d’autres encore pour le prix de six ou sept shillings ; leur permettant de recevoir la Marque d’Honneur qui est (selon eux) plus ancienne et plus honorable que l’Ordre de l’Étoile et de la Jarretière, et dont l’ancienneté est attestée, selon les Règles de la Maçonnerie, comme étant traditionnellement délivrée depuis Adam – ce que je laisse au lecteur candide à déterminer.


Des Maçons acceptés descendent les Vrais Maçons, des deux viennent les Gormogons2, dont le Grand Maître, Le Volgi, affirme une origine chinoise et dont les écrits, si l’on y accorde quelque crédit, soutiennent les théories des Pré-Adamites, par conséquent plus anciennes que la Maçonnerie. La Société la plus libre et la plus ouverte est celle du Grand Kaihebar, qui consiste en une Compagnie choisie de gens responsables dont le discours concerne surtout le commerce et les affaires, ainsi que la promotion de l’entraide mutuelle, ceci sans contrainte ni restriction. Mais si après son accès aux secrets de la Maçonnerie, un nouveau Frère s’en venait à éprouver de l’aversion pour ses procédés, à réfléchir sur son cas et sur le fait d’avoir été si facilement délesté de son argent, et rejetait la Confrérie ou s’en éloignait de lui-même à cause des dépenses de la Loge et des Communications trimestrielles, bien qu’ayant été normalement reçu dans une Loge régulière, il se verrait refuser le privilège (en tant que Frère visiteur) de participer aux Mystères pour lesquels il aurait déjà payé.


Ce qui constitue une contradiction manifeste étant donné ce qu’est la Maçonnerie même ; ce qui paraîtra évident dans le traité suivant.


LE GRADE D’APPRENTI ENTRÉ


Question. - D’où venez-vous ?
Réponse. - De la sainte Loge de saint Jean.


Q. - Quelles recommandations en apportez-vous ?
R. - Les recommandations que j’apporte sont celles de très respectables Frères et Compagnons de la très respectable et sainte Loge de saint Jean, d’où je viens, et qui vous saluent par trois fois de bon cœur.


Q. - Que venez-vous faire ici ?
R. - Je ne viens pas faire ma propre volonté, mais soumettre mes passions, mettre en pratique les règles de la Maçonnerie, et ce faisant progresser de jour en jour.


Q. - Êtes-vous Maçon ?
R. - Mes Frères et mes Compagnons m’ont accepté comme tel.


Q. - Comment saurai-je que vous êtes Maçon ?
R. - Par les signes, attouchements et points parfaits de mon entrée.


Q. - Quel sont les signes ?
R. - Équerres, angles et perpendiculaires.