Page:Magre – Conseils à un jeune homme pauvre qui vient faire de la littérature à Paris, 1908.djvu/65

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Tâche d’avoir des amis.

On les acquiert d’abord par son visage bienveillant, la facilité qu’on a à saluer des gens peu connus, à serrer des mains qui se tendent. Le goût des conversations sympathiques, l’amour qu’on a des autres et de soi-même font vite que beaucoup de gens ont du plaisir à vous voir.

Mais ce n’est pas assez. Il faut choisir. Ne laisse pas au hasard d’une rencontre, à un voisinage, le soin de te donner des amis.

Une fois que tu auras élu un ami dans ton cœur ne crains pas de l’importuner par des visites inattendues, des politesses excessives. Ne te laisse pas rebuter par sa froideur. Tu lui apportes, avec la prédilection de ta sympathie, une immense richesse, la même