Page:Marguerite de Navarre - L’Heptaméron, éd. Lincy & Montaiglon, tome II.djvu/371

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tant. Et, d’autant que l’homme se dict plus saige que la femme, il sera plus reprins si la faulte vient de son cousté; mais, ayans assez mené ce propos, sçachons à qui Dagoucin donne sa voix.

— Je la donne, dist-il, à Longarine.

— Vous me faictes grand plaisir, dist elle, car j’ay ung compte qui est digne de suivre le vostre. Or, puisque nous sommes à louer la vertueuse patience des dames, je vous en monstreray une plus louable que celle de qui a esté présentement parlé, et de tant plus est elle à estimer qu’elle estoit femme de ville, qui de leur coustume ne sont nourryes si vertueusement que les autres. »