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histoire des églises et chapelles de lyon
L’Assomption, par Fabisch (Église Saint-François).

l’archevêque, pour le spirituel, et à ceux de monseigneur le gouverneur ou de monsieur le commandant, en son absence, pour le temporel. Elle est régie par un bureau composé de plusieurs administrateurs ecclésiastiques et laïques qui, par leurs règlements, ne peuvent directement ou indirectement solliciter l’entrée ou la sortie d’aucune recluse. Le peu d’étendue des anciens bâtiments qui servent actuellement, et le défaut de fonds suffisants pour les augmenter, n’avaient pas permis jusqu’à présent au bureau de faire tout le bien qu’il n’a cessé de désirer, et qu’il espère des constructions nouvellement entreprises sur un plan médité pendant bien des années. Son objet principal est de séparer absolument les filles recluses qui se trouvent disposées à se convertir des plus perverses, et de faciliter les moyens de veiller sur toutes avec encore plus de facilité. Pour y parvenir, il a fallu former des bâtiments différents pour deux communautés ; des cellules à chaque fille en particulier pour y coucher, et bien d’autres constructions considérables ; ces constructions sont avancées, mais les administrateurs ont encore besoin de fonds pour les conduire à leur perfection : ils espèrent que des citoyens zélés applaudiront à leur vue et voudront bien y concourir ; plus ils recevront de secours, plus ils seront en état d’affermir et d’étendre une œuvre aussi intéressante. » Les Recluses étaient placées sous la conduite de dix dames de la congrégation Saint-Joseph. Lors de la fondation de l’établissement des Recluses, on y logea quelques-unes des pensionnaires de la maison des Filles-Pénitentes, celles qui y étaient enfermées par ordre de la police.

Le consulat ne fut pas étranger à la fondation de la maison des Filles-Pénitentes. Par délibération de 1657 (on voit que cette date ne concorde pas avec celle de 1654 donnée par l’almanach), il donnait l’autorisation à Antoine de Neufville, abbé de Saint-Just, neveu et vicaire général de l’archevêque de Lyon, de créer dans la ville une maison de Filles-Repenties qui devait être placée sous la direction des religieuses de la Visitation Sainte-Marie. En 1664, il faisait un don de 500 livres à cette communauté établie d’abord au Gourguillon, puis transportée près de Bellecour. Dans ce nouveau quartier la maison des Filles-Pénitentes et celle des Recluses n’avaient à l’origine qu’une chapelle commune,