Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I.djvu/319

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CHAPITRE IX

COMMANDERIE SAINT-ANTOINE — MISSIONNAIRES SAINT-JOSEPH SAINT-ROCH — RELIGIEUSES SAINT-JOSEPH — FRANCISCAINES DE SAINTE-MARIE-DES-ANGES — FRANCISCAINES DE LA PROPAGATION DE LA FOI — SŒURS SAINT-FRANÇOIS D’ASSISE DE LA TOUR-PITRAT — SAINT-BERNARD — SAINT-EUCHER

SANS épuiser encore la liste des maisons religieuses qui ont vécu et prospéré sous les murs de cette ville, au cours des siècles écoulés, nous rassemblerons dans ce chapitre l’histoire rapide de quelques-uns de ces monastères anciens et récents qui, sans représenter l’importance, ni détenir la puissance d’action des grands ordres, ont pourtant contribué, dans la mesure de leurs forces, à la vitalité sans cesse renaissante de l’Église : Antonins, Missionnaires Saint-Joseph, chapelle Saint-Roch desservie par les Minimes, religieuses Saint-Joseph, Franciscaines de Sainte-Marie-des-Anges, Franciscaines de la Propagation de la foi, et religieuses Saint-François d’Assise de la Tour-Pitrat. Pendant que nous nous trouverons sur la colline de la Croix-Rousse, nous procéderons, pour terminer, à l’étude des églises paroissiales Saint-Bernard et Saint-Eucher.

ANTONINS

Un acte conservé aux Archives départementales du Rhône, fait connaître d’une manière certaine l’origine de la commanderie des Antonins. En voici le contenu succinct : « La maison de Saint-Antoine de Lyon est une annexe de l’abbaye de Saint-Antoine, située au diocèse de Vienne. Cette vérité est établie par un titre très ancien et très authentique, une sentence rendue, le 4 mars 1361, par l’official de Lyon, commis par monseigneur l’évêque du Puy, délégué par Sa Sainteté, sur une contestation entre l’abbé de Saint-Antoine et frère Armand de Rochebaron, commandeur de Bourbonne. Cette sentence a été rendue avec une entière connaissance de cause. Après avoir examiné plusieurs titres, et avoir ouï témoins et parties, elle a jugé que la maison de Saint-Antoine de Lyon a été d’ancienneté, et est de la mense de l’abbaye de Saint-Antoine, qui l’avait