Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I.djvu/394

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histoire des églises et chapelles de lyon

les travaux de la congrégation, composée de grand nombre d’ecclésiastiques savants, vertueux et exemplaires et déjà répandue en plusieurs diocèses, auraient fait penser à quelques personnes pieuses que si la communauté de prêtres catéchistes et missionnaires de Saint-Michel était unie à la maison de la Mission établie à Lyon, ce serait un bien commun aux deux et un grand avantage pour le diocèse, et ce serait aussi suivre les intentions de messire Brujas, premier bienfaiteur, qui, comme par un esprit de prophétie, a opposé, par une clause expresse, dans son contrat de fondation, que pour perpétuer la mission, il serait loisible à ceux qui y seraient employés de s’unir et s’agréger, de l’autorité de monseigneur l’archevêque, à la congrégation de la Mission établie à Saint-Lazare à Paris, où il se trouverait toujours nombre suffisant de sujets pour les missions.

« Ces personnes ayant proposé la chose aux uns et aux autres, après avoir vu qu’ils y inclinaient, ils en ont ensuite donné communication à monseigneur l’archevêque et ayant trouvé en lui les saintes dispositions qu’il a toujours pour l’avancement de la gloire de Dieu et le salut du prochain, après quelques assemblées et conférences entre les catéchistes missionnaires de Saint-Michel et le supérieur de la maison de la Mission établie à Lyon, par devant le notaire gardenotes du roi à Lyon, soussigné, présents les témoins bas nommés, François de Gresolles, seigneur de Gresolles, Marc-Antoine de Lamure, seigneur de Chamlois, Pierre Baudrand, bachelier de Sorbonne, et Jean Groslebois tant en son nom que comme procureur de Jean de Giraud prieur de Roizé supérieur, et de messire Jean Blanc, tous prêtres représentant la communauté de prêtres catéchistes de Saint-Michel, d’une part ; et Thomas Berthe, supérieur de la maison de la Mission établie à Lyon, tant en son nom que comme procureur fondé de René d’Almeras, supérieur général de la Mission, d’autre part ; lesquelles parties, de leur bon gré, sous le bon plaisir toutefois dudit seigneur archevêque, consentent que la communauté de prêtres catéchistes missionnaires de Saint-Michel soit dès à présent unie par monseigneur l’archevêque à la maison de la Mission établie à Lyon, en sorte que des deux il n’en soit, fait qu’une. » Pour aider à cette union, les prêtres de Saint-Michel cèdent à la maison de la Mission « l’hermitage et chapelle du Mont Dizoure avec ses revenus, les domaines ruraux, la maison située à Lyon, les meubles, ornements d’église appartenant à leur communauté, pour en être ceux de la Mission de Lyon faits possesseurs en toute propriété, à commencer du 1er janvier prochain. » En signe de cession, les Lazaristes reçoivent tous les titres, contrats, documents et autres papiers concernant la communauté Saint-Michel, à la charge, néanmoins, d’un inventaire qui sera fait tant des papiers que des meubles et ornements d’église, sans que toutefois les prêtres catéchistes et missionnaires de Saint-Michel soient tenus d’aucune garantie ni engagement quelconque de leurs biens temporels et patrimoniaux.

De leur côté, les prêtres de la Mission seront tenus et obligés, comme le sieur Berthe promet tant pour lui que pour eux, » de s’acquitter ponctuellement et fidèlement des charges, devoirs et obligations prescrites et imposées à la communauté de Saint-Michel, soit par les titres, contrats de fondation, donation et dotation, soit par ceux d’érection en communauté, lettres patentes du roi, arrêt de l’enregistrement et titre d’union du