Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I.djvu/395

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lazaristes

mont Dizoure, sans préjudice des autres obligations qu’ils peuvent avoir à l’égard de ce diocèse. Ils seront tenus de payer, pour une fois, la somme de 2.000 livres due en reste par la communauté pour l’acquisition et affranchissement de la maison située à Lyon dite du Bouquet, comme aussi ceux de la Mission seront tenus d’approuver tous les traités, contrats et conventions faits par la communauté au sujet de leurs affaires faites jusques à présent. »

Chapelle actuelle des Lazaristes.

Quelle sera désormais la situation réciproque des membres des deux communautés ? Trois membres de la société Saint-Michel, « messires de Giraud, de Gresolles et Chamtois travaillent volontairement et sans rétribution aux missions depuis plusieurs années ; trois autres, messires Blanc, Baudrand et Groslebois, occupent trois desdites places fondées (la quatrième n’étant remplie pour n’y avoir jusqu’à présent un revenu suffisant). » Il est convenu entre les parties, qu’ils pourront continuer comme auparavant et vaquer aux missions sous l’autorité de monseigneur l’archevêque conjointement ou séparément avec ceux de la Mission, et sans obligation à l’égard des trois premiers, ni à l’égard des trois derniers, que celles qui sont portées par les titres des fondations et les traités par eux faits avec la communauté, et sans aucune sujétion ou dépendance de la congrégation de la Mission. Celle-ci sera tenue de fournir à Blanc, Baudrand et Groslebois la somme de 336 livres à chacun, payable chaque année pendant leur vie, « ou qu’ils voudront être de ladite Mission, par avance et de quartier en quartier, le premier terme commençant au 1er janvier prochain, sans que la pension leur puisse être refusée pour quelque cause que ce soit, même de maladie, vieillesse, ou autre impuissance de vaquer auxdites missions, le tout conformément aux traités faits avec eux. Pourront les trois prêtres demeurer quand bon leur semblera dans la maison de la Mission, où ceux qui la composent seront obligés de les nourrir et fournir à chacun une chambre, moyennant douze sols par jour, même en cas qu’ils vinssent à être malades, tandis qu’ils seront dans la maison ou en mission. Ceux de la maison de la Mission seront tenus de les traiter, médicamenter, nourrir et leur fournir toutes autres choses nécessaires, sans pouvoir rien prétendre que douze sols par jour, dont ils seront aussi obligés de se contenter pour leur nourriture lorsqu’ils seront ensemble en mission. »

Messieurs de Gresolles, de Giraud et de Chamtois désirent continuer les exercices des missions, où depuis tant d’années ils s’emploient gratuitement : c’est pourquoi ils pourront travailler aux missions selon leur volonté, comme ils ont fait jusqu’à présent, sans aucune obligation, ensemble ou séparément, avec ceux de la Mission ou ceux de la com-