Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome II.djvu/148

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histoire des églises et chapelles de lyon

Chapelle des religieuses de la Compassion, quartier des Minimes.

Il fallut trouver un asile convenable : la charité de M. Dupuis ne se rebuta devant aucun obstacle ; il fit une quête, et réunit la modeste somme de vingt-cinq francs. Plein de foi et de reconnaissance, il se rendit à Fourvière et les déposa aux pieds de la Vierge, refuge des pécheurs. Peu de temps après, celle-ci fît trouver à son serviteur une petite maison à Saint-Irénée ; elle fut louée, et le 14 septembre 1825, on en prit possession. Six jeunes filles y entrèrent et furent confiées à la direction de Mlle Vidot et d’une compagne dont on ignore le nom. On mit l’établissement sous le nom et la protection de sainte Pélagie. Le pauvre ménage fut organisé par les dons de la charité chrétienne ; on monta des métiers à tisser la soie, et la vie des repenties se partagea entre le travail et la prière. Le nombre augmenta, en peu de jours, jusqu’à douze ; mais aussi la discorde souffla parmi elles le trouble, au point que le découragement entra dans l’âme des deux directrices qui déclarèrent à M. Dupuis qu’elles ne pouvaient continuer l’œuvre. Le digne fondateur ne perdit pas courage ; il supporta les peines avec patience et malgré les désapprobations et critiques des administrateurs de l’hospice, de l’aumônier M. Laffay et même de plusieurs personnes de la communauté qui jugeaient l’entreprise téméraire, il demanda et obtint de l’administration deux sœurs capables de former ces nouvelles pénitentes au tra-