Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome II.djvu/264

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
246
histoire des églises et chapelles de lyon

peinture représentant La Présentation de Jésus au temple, et, dans le fond, la statue du bienheureux Vianney, curé d’Ars. Au fond de la grande nef se voit une peinture : L’Adoration des mages, enfin, à l’entrée du chœur : les saints Pierre et Paul.

Les chapelles latérales sont, du côté de l’épître : 1° celle Notre-Dame des Victoires ; 2° la chapelle du Sacré-Cœur dont la statue surmonte l’autel de bois peint ; à gauche de l’autel le groupe de Notre-Dame de Pitié, peint ; 3° la chapelle Saint-Antoine de Padoue, avec un gracieux autel de chêne sculpté et un bas-relief représentant les quatre évangélistes avec leurs symboles, et à gauche, sur un piédestal, la statue de saint Antoine de Padoue.

Du côté de l’évangile se trouvent : 1° la chapelle saint Joseph avec autel de bois sculpté, surmonté de la statue du saint conduisant Jésus enfant, avec une petite croix à la main ; 2° la chapelle Saint-Louis de Gonzague, avec, au-dessus de l’autel, statuette du saint ; 3° la chapelle Saint-Stanislas ; l’autel de pierre est surmonté d’une statue : Stanislas portant l’Enfant-Jésus ; à droite, se trouve un tableau de Notre-Dame du Perpétuel Secours. L’église des Missions-Africaines reçoit une abondante lumière par douze baies géminées qui ne sont pas encore ornées de leurs vitraux.

RELIGIEUSES NOTRE-DAME D’AFRIQUE

Le premier postulat de la congrégation Notre-Dame d’Afrique fui établi à Lyon. Il est nécessaire ici de rappeler quelques dates et quelques faits de la vie du fondateur de ces religieuses, prélat qui tint, au xixe siècle, une place si importante dans l’histoire de l’Église de France : le cardinal Lavigerie.

Charles-Martial-Allemand Lavigerie naquit à Bayonne (Basses-Pyrénées), le 31 octobre 1825. En 1840, il fut élève du séminaire Saint-Nicolas, à Paris, dont l’abbé Dupanloup était supérieur. Il y passa trois brillantes années au bout desquelles il entra au séminaire de philosophie d’Issy, puis à Saint-Sulpice. Ordonné sous-diacre par Mgr Affre, en décembre 1846, et diacre par Mgr Sibour, en décembre 1848, il reçut le sacerdoce le 2 juin 1849. Successivement chapelain de Sainte-Geneviève, professeur d’histoire ecclésiastique à la Sorbonne, directeur de l’œuvre des écoles d’Orient, il était mûr pour l’épiscopat : le 22 mars 1863, il était sacré, à Rome, évêque de Nancy. Il ne demeura que quatre ans dans cette ville, et fut élevé à la dignité d’archevêque d’Algérie 12 mars 1867. Il ne devait plus quitter notre grande colonie africaine, à laquelle il consacra désormais ses forces et sa vie entière. Le Saint-Siège avait sur lui des vues encore plus élevées : c’est ainsi que, le 28 juin 1881, il fut créé administrateur apostolique provisoire de Tunisie, en remplacement de Mgr Suter, démissionnaire ; enfin, le 27 mars 1882, il reçut le chapeau de cardinal.

On connaît les œuvres du grand prélat, et en particulier, la fondation des missionnaires appelés Pères blancs, chargés de l’évangélisation des régions centrales de l’Afrique.