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sœurs de l’immaculée-conception, institutrices des aveugles

sidérable, quai Saint-Vincent, près de la place actuelle Saint-Benoît, y firent construire un vaste couvent. La communauté, après des fortunes diverses, fut supprimée par la dévolution.

SŒURS DE L’IMMACULÉE-CONCEPTION, INSTITUTRICES DES AVEUGLES

Chapelle de Balmont.

Il existe depuis longtemps, à Lyon, une maison pour les jeunes aveugles. À cette tâche s’était vouée une famille lyonnaise, la famille Frachon, soutenue par les subsides des pouvoirs publics. Lorsque moururent le directeur et la directrice, une femme d’énergie et de grand cœur, Mme Finet-Eslreignat, ouvrit, le 1er octobre 1879, une nouvelle maison d’aveugles, située rue de la Tourette à la Croix-Rousse, dans un immeuble qui, paraît-il, fut une maison de plaisance de Louvois. La directrice s’entendit avec M. l’abbé Dassy, de Marseille, qui vint installer dans la maison les religieuses de l’Immaculée-Conception, dont la première supérieure lyonnaise portait le nom d’une grande famille du Midi : Claire de Bouillane-Colombe. Plus tard, en 1897, les aveugles se transportèrent chemin de Saint-Simon, au pied du château de la Duchère, dans un tènement qui faisait autrefois partie de celte belle propriété de Balmont, dont nous avons raconté l’histoire dans le tome premier, et qui était en partie occupée par l’œuvre des sourds-muets, dirigée par M. Forestier. Cette dernière œuvre, nous l’avons dit, possède une belle chapelle, dont