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histoire des églises et chapelles de lyon

Lazare, hospitalières de Bon-Secours. On y trouve aussi mentionné certaines communautés contemplatives, comme les Cinq-Plaies et Jésus-Hostie, enfin des églises paroissiales récentes : Saint-Augustin, Saint-Pierre de Vaise.

GRANDS-CARMES, SAINTE-CATHERINE, SAINT-MARCEL

On sait que les Carmes attribuent la fondation de leur ordre au prophète Élie. Sans s’arrêter à cette légende, il est certain que dès l’origine du christianisme, de pieux chrétiens se réfugièrent dans les montagnes de la Palestine et en particulier dans les solitudes du Mont-Carmel. Ils portaient une robe brune avec un grand manteau blanc. Jusqu’au xiiie siècle, ils furent presque inconnus en Occident. Malgré la défense du concile de Latran, en 1215, d’établir de nouveaux ordres religieux, le concile de Lyon, tenu en 1245, permit, sur la demande d’Innocent IV, l’arrivée des Carmes en Europe. Ce pape autorisa la règle des moines, et cette approbation fut ratifiée par Alexandre IV, en 1261, et par Honorius IV, en 1285. Toutefois on ne permit pas à ces moines de vivre en solitaires, et ils durent accepter la vie commune.

Le couvent des Carmes au xvie siècle (d’après le plan scénographique de 1550).

Leur arrivée à Lyon date de 1291. Cette année. Gui, doyen et chapitre de l’église de Lyon, donnait des lettres de concession au frère Bérenger de Canavat, prieur des Carmes, permettant d’acquérir un endroit où il puisse résider et d’y bâtir comme bon lui semblerait.

En 1305 eut lieu un accord entre l’abbé de l’Île-Barbe et le prieur des Capucins, pour un tènement situé paroisse de la Platière, au-devant et joignant la chapelle Sainte-Catherine sur le chemin venant à Saint-Sébastien, aujourd’hui rue Terme, d’une part, le chemin du bourg de Seine aux Grandes-Auges, d’autre part, et joignant le couvent du grand hôpital ; cette acquisition fut faite moyennant 300 livres viennoises. Elle amena une contestation avec le prieur de la Platière et le commandeur de Sainte-Catherine. « Ceux-ci essayèrent, dit M. Brouchoud, en usant de voies de fait, de chasser les Carmes de leur demeure. Les révérends pères firent appel à la justice et montrèrent, à l’appui de leur requête, les preuves de leur établissement dans les lieux disposés, c’est-à-dire leur autel garni pour la célébration de la messe et la table prête pour le repas des religieux. Faisant droit à ces réquisitions, le juge défendit au prieur de la Platière d’exercer la moindre