Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome II.djvu/89

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
75
sœurs saint-vincent de paul

l’intérieur duquel on avait enfermé la relique et le reliquaire lui-même. On leur en donna une attestation portant la signature des trois vicaires généraux et la date du 5 octobre 1805. Elles ont fidèlement gardé l’attestation avec le volume, respecté comme une relique.

C’est en mars 1806 que mourut la vaillante supérieure Thérèse Bonard ; elle fut remplacée par sa compagne, sœur Jonard.

Mgr Lyonnet, prêtre du diocèse de Lyon, puis évêque de Valence (1857) enfin archevêque d’Albi (1865-1875).

L’œuvre continuait modestement et semblait même faire quelques progrès. Les rentes et loyers du 1er août 1807 au 2 août 1808, atteignirent 5.505 livres. Un décret impérial, daté du camp de Friedland, 15 janvier 1807, restitua « aux sœurs de la Charité, formant l’association connue sous le nom de la Marmite de Sainl-Pierre-le-Vieux, la petite maison située à Lyon, rue Dorée, et provenant du chapitre de Saint-Jean ». C’est là même que les sœurs habitaient depuis la fondation de l’œuvre, en 1679 ; la maison leur avait été rendue en 1796, mais le décret l’attribue par erreur au chapitre. L’occasion de ce décret qui confirmait la propriété des sœurs, semble indiquée par les paroles suivantes « sauf à donner un autre lieu d’une égale valeur à la caisse d’amortissement, à laquelle cette maison avait été cédée en exécution de notre décret impérial du 8 mars 1806 ». En 1806, on aurait donc disposé par erreur de cette maison comme si elle n’avait pas été depuis dix ans restituée aux sœurs. L’Empire ne fut pas pour les œuvres de charité une époque de liberté. Le préfet avait défendu aux Marmites la distribution des légumes secs. Il y eut quelque contravention à cette défense. De là, le 5 juin 1812, une lettre de rappel à l’ordre et de reproches.

De 1809 à 1815, les sœurs furent soumises à une pénible épreuve. Napoléon, qui voulait tout réglementer, plaça, en février 1809, les congrégations hospitalières de femmes sous la protection de madame Mère. Il voulut aussi soustraire les Filles de la Charité à la direction du supérieur de la Mission et les soumettre à l’administration des évêques. La mère Deschaux, légitime supérieure, étant morte le 17 avril 1809, l’élection de sa remplaçante fut annoncée le jour même par une circulaire de l’assistante^ comme devant se faire le lundi de la Pentecôte. Elle ne put avoir lieu à cette date à cause du