Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/10

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ques mots d’un sujet de controverse qui a déjà produit plusieurs livres : c’est la prétention de retrouver la Bible dans l’Inde, et les origines du christianisme dans le Bouddhisme.

Selon nous, et cela suffit pour rendre toute comparaison bien difficile, deux abîmes séparent le Brahmanisme et le Bouddhisme de l’Ancien et du Nouveau Testament.

C’est, premièrement, la doctrine de la transmigration produite par la loi du mérite et du démérite, loi commune aux Brahmanes et aux Bouddhistes, et qui force à renaître indéfiniment, pour être puni des mauvaises actions et récompensé des bonnes, jusqu’à ce qu’enfin, quand il ne reste plus que des bonnes actions, on arrive à la délivrance finale.

C’est, ensuite, qu’au lieu d’être le fils du Dieu unique, éternel et tout-puissant, qui descend sur la terre pour sauver les hommes, le Bouddha est justement tout le contraire. Sâkya-Mouni, après avoir, sous l’influence de ses actions bonnes ou mauvaises, passé par toutes les conditions de l’homme et de l’animal, est arrivé enfin, par ses vertus, à la sphère où se trouve le ciel Touchita, la moins élevée des sept sphères célestes. S’il descend de là sur la