Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/25

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disposés à s’entendre, les préliminaires ne traînent pas en longueur. Le roi lui-même se met bientôt en marche pour Devadaha avec ses femmes, ses chevaux, ses éléphants et son fils, ce qui est plus nécessaire encore. La première entrevue a lieu dans un jardin, aux portes de la ville. Tandis que la suite demeure à l’écart, les deux souverains se promènent familièrement, appuyés au bras l’un de l’autre, et les deux jeunes gens, frappés par l’amour, se regardent tendrement. C’est un effet de la volonté des dieux. À la rigueur, ils auraient pu se dispenser d’intervenir.

Le jour de la cérémonie les soins les plus minutieux sont donnés à la toilette de la mariée ; Mâyâ-Dêvî est plongée successivement dans seize bains parfumés et revêtue d’une admirable robe céleste. Les dieux ont poussé la condescendance jusqu’à déposer des présents dans la corbeille royale ; mais ce n’est pas tout. Lorsque le cortége est entré au temple et que les époux sont assis sous un dais éblouissant d’or et de pierreries, tout à coup une musique aérienne se fait entendre ; des génies chantent les louanges des Sâkyas et appellent les bénédictions du ciel sur ce glorieux mariage. Chose plus merveilleuse encore : au moment où le prêtre réunit les mains des mariés et entrelaça leurs doigts