Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/96

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être inouï. Quant au solitaire, il devait un peu étouffer sous les anneaux bariolés de ses protecteurs.

Sâkya-Mouni resta sept semaines à Bôdhimanda : les quatre premières au pied du figuier sacré ; les deux suivantes méditant successivement sous deux arbres différents, et la dernière enveloppé par les Nâgas. Durant cette période, il ne se lava pas le visage, ne prit aucune nourriture, ne remplit aucune des fonctions corporelles, et se soutint uniquement par la puissance de ses attributs miraculeux. Les historiens modernes ont donné le nom de carême aux sept semaines qu’il passa ainsi dans le jeûne et la solitude.

La septième semaine finissait, et le Bouddha restait absorbé dans ses méditations, sans penser à nourrir son corps. En ce moment, la paix du désert fut troublée par une caravane, qui avait à sa suite cinq cents chariots. Deux marchands, les frères Trapoucha et Bhallika, s’en allaient porter vers les régions du nord les produits de l’industrie du sud. Ils possédaient, parmi leurs bêtes de somme, deux taureaux merveilleux, qui franchissaient les plus mauvais chemins et donnaient l’exemple au reste du troupeau. Pour toute correction, il suffisait de les toucher avec une poignée