Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/114

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


objets de mon choix. Aussi, plus on me disait de vous haïr, plus j’aspirais à votre amitié. Vos yeux pleins de douceur, vos regards affectueux, me suivaient partout.

Quand les pensionnaires m’offraient leur amitié, je répondais : – J’ai besoin d’un frère. Ma conduite était bizarre et violente, et il ne faut pas s’en étonner car ma conscience commençait à combattre avec mes préventions. Tantôt je travaillais avec une ardeur qui faisait craindre pour ma santé, tantôt les punitions les plus sévères ne pouvaient m’astreindre à garder la discipline ordinaire de la maison. La communauté se fatigua de mon opiniâtreté, de ma violence et de mes bizarreries. On écrivit au directeur