Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/150

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Je m’efforçai de tranquilliser cet homme et de l’assurer qu’il ne courait aucun danger ; mais rien ne put le satisfaire si ce n’est l’assurance sincère et solennelle que le paquet que je lui remettais était le dernier dont je comptais le charger ; cette assurance lui rendit un peu de repos ; mais je sentis à mon tour que les risques attachés à mon entreprise se multipliaient de moment en moment autour de moi.

Le portier était fidèle, mais timide, et quelle confiance peut-on mettre en un homme dont la main droite vous sert, tandis que la gauche ne demande peut-être pas mieux que de transmettre votre secret à votre ennemi pour tranquilliser son esprit. Ce dangereux confident