Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/17

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car je savais que mes progrès ne pouvaient se comparer à ceux de plusieurs autres pensionnaires. Le père supérieur me donnait après cela sa bénédiction, à laquelle il ne manquait jamais d’ajouter ces mots :

— Mon fils, Dieu ne permettra pas que son agneau s’écarte du bercail. Les frères prenaient toujours en ma présence un air de tranquillité qui disait plus en faveur de leur position que ne l’eût fait l’éloquence la plus exagérée. On me cachait soigneusement les petites querelles et les intrigues du couvent, le conflit amer et habituel des habitudes, des humeurs et des intérêts, et les efforts pour varier l’éternelle monotonie de la vie du cloître. Il m’en parvint néanmoins