Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/197

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


tête. Ils me jetèrent dessus et se préparèrent à partir. Je ne me débattais plus, car je sentais que c’eût été inutile ; je les suppliais seulement de me laisser une lumière et je fis cette prière avec autant d’ardeur que si j’eusse demandé la liberté. Ainsi le malheur nous fait toujours entrer dans de petits détails. Nous n’avons pas la force d’envisager toute l’étendue de notre calamité.

— De grâce, leur dis-je, laissez-moi une lumière, quand ce ne serait que pour me défendre contre les reptiles qui doivent être ici en grand nombre.

Je voyais déjà que ma supposition n’était pas gratuite car plusieurs insectes d’une grandeur énorme, troublés à la vue inusitée de la lumière,