Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/226

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fois ; mais celle-ci je ne me laissai pas repousser.

— Mon père, lui dis-je, je vous somme de m’entendre, et je ne quitterai pas cette place que vous n’y ayez consenti.

— Parlez.

— On me laisse mourir de faim : on ne me donne pas assez de nourriture pour soutenir mon existence.

— En méritez-vous ?

— Que j’en mérite ou non, il n’y a point de loi divine ou humaine qui m’ait jusqu’à présent condamné à mourir de faim, et si vous m’y condamnez, vous commettez un meurtre,

— Avez-vous encore quelques plaintes à faire ?

— Mille. On ne me permet pas