Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/30

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


que sa jouissance en serait augmentée.

Je commençai donc par supplier mon père de permettre que je revisse encore un fois la scène brillante qui s’offrait à nous. Il y consentit, et son cœur, adouci par sa condescendance, et égayé par le spectacle qui l’intéressait plus que moi, car je ne l’observais que pour découvrir l’effet qu’il ferait sur lui, son cœur, dis-je, me devint de plus en plus favorable. J’en profitai ; et, quand nous retournâmes au couvent, je mis en usage tout le pouvoir de mon génie et de ma raison, pour faire à sa tendresse un appel énergique. Je me comparai à l’infortuné Esaü, privé de son droit d’aînesse par un frère