Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/7

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couvrit de riches vêtements, et l’on me conduisit, dans une superbe voiture, dont le mouvement m’étourdit, à un palais dont la façade me parut toucher aux cieux. On me fit passer rapidement par plusieurs appartements dont la richesse m’éblouit, et par des haies de domestiques qui me saluaient, jusqu’à ce que j’arrivasse à un cabinet où était assis un vieux seigneur. Sa posture tranquille et majestueuse, la silencieuse magnificence dont il était environné, me disposèrent presque à m’agenouiller et à l’adorer, comme ces saints, qu’après avoir traversé une église immense nous trouvons placés dans quelque niche solitaire richement décorée. Mon père et ma mère étaient tous deux dans